STOP à la pudeur exagérée !

Que la paix soit sur vous et sur le monde, mes chères sœurs en Dieu et en humanité,

En septembre dernier, une amie vient me voir et m’informe de la grossesse d’une jeune fille de 12 ans. Elle me demande si je compte reprendre les rencontres avec les jeunes cette année. Cette nouvelle m’attriste et me fait peur pour la future génération. Que Dieu préserve tous les enfants du tentateur. Amin

J’agis auprès des plus jeunes avant que ce type d’accident arrive car comme le dit si bien ce proverbe « mieux vaut  prévenir que guérir ». Je suis depuis plus de 5 ans à l’écoute des jeunes filles et dans l’accompagnement des jeunes femmes de Choisy le Roi et ses villes voisines. J’essaye tant bien que mal de comprendre leurs interrogations. J’ai ouvert un espace de dialogue et de réflexion où les jeunes peuvent s’exprimer sans jugement ni tabous.  J’ai interrogé de nombreuses jeunes filles, je les ai poussés  à chercher le savoir auprès des savants compétents.  Je les ai invités à réfléchir par elles-mêmes et à être à l’écoute de leur monde intérieur pour les faire grandir en liberté. Je les ai laissé s’exprimer sans leur imposer ma vision et sans juger leur histoire. Chacune de leurs questions, de leurs confidences et de leurs réflexions m’enrichit. Je suis d’accord avec Thérése Hargot, lorsqu’elle dit

« travailler auprès des jeunes n’apporte aucun repos, aucune autosatisfaction : c’est une remise en question permanente ».

J’interviens comme une grande sœur qui comprend leur colère et leur doute. Elles se confient à moi en toute confiance dans l’espoir de trouver des réponses. Je souhaite sincèrement les aider à se connecter à l’essentiel et à donner un sens à leur existence. 

Avez-vous lu le livre « Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) » de Thérèse Hargot? Savez-vous ce que la pudeur exagérée? Que pouvons-nous faire pour aider nos jeunes? Je vous propose de découvrir tous cela dans cet article.

Mais pour commencer, statistiques choquantes?

– En France, chaque année c’est plus de 10 000 mères adolescentes. (Doctissimo)

225 000 femmes avortent et la tranche d’âge la plus touchée représente les 15/24 ans. (DREES)

L’âge du premier rapport sexuel reste à 17 ans mais varie en fonction des régions pouvant commencer à l’âge de 12 ans. (DREES)

La satisfaction physique s’agit de l’un des plus gros problèmes auxquels les jeunes font face aujourd’hui et auxquels ils sont sollicités de tous côtés. Cette société insiste énormément sur la satisfaction physique et sexuelle. Ne pas avoir un ami ou une amie de cœur est perçu comme extrêmement inhabituel. Si un jeune est capable de l’éviter, il est virtuellement impossible d’éviter des conversations sur le sexe opposé et le sujet de fréquentation en général (Qui sort avec qui ?). Comédies, films musique, journaux, livres, émissions de télévision : ceux-ci portent constamment sur l’activité sexuelle, l’incitent ou la montrent même en pleine action.

Lire pour comprendre

Thérèse Hargot , philosophe et sexologue intervenant en milieu scolaire depuis une dizaine d’années, s’interroge face à la jeunesse d’aujourd’hui. Banalisation de la « culture porno », course à la performance, défiance à l’égard de la contraception, retour des stéréotypes, obsession de l’orientation sexuelle… Si les jeunes se sentent sexuellement libérés, ils sont prisonniers de nombreux diktats. Quelle est cette liberté qui condamne à choisir en permanence son identité, ses amours, ses pratiques comme n’importe quel produit de consommation ?

Elle explique que derrière le discours et des situations amoureuses et sexuelles, il y a un questionnement profond, existentiel qui surgit, qui suis-je? Suis-je aimable? Suis-je capable? Quel est le sens de ma vie? Dans une société ultra-sexualisée, où le sexe est utilisé autant pour faire vendre un yaourt que comme réponse à nos questions existentielles, pour l’auteure la philosophie est une excellente porte d’entrée pour toucher le cœur de chaque personne.

L’auteure dit « Oser faire face à ces vraies questions exprimées par les enfants et les jeunes adultes, c’est accepter de se les poser d’abord à soi-même et d’y répondre. Force est de constater que la génération précédente a tout fait pour les éviter. Nos aînés ont voulu fuir le sujet fondamental de l’identité en se réfugiant derrière un discours hygiénique sur la sexualité. Nous avons grandi dans une culture du danger, celle qui consiste à nous maintenir dans un climat de peur en brandissant les maladies sexuellement transmissibles et l’enfant non désiré comme une menace à notre bien être. Mais dans le fond, ce fut une stratégie d’évitement. Nous n’avons donc qu’hérité des angoisses de nos parents incapables d’accepter les limites de l’existence.

L’auteure rajoute que notre génération n’a nul besoin de recevoir d’avantage d’informations sexuelles : nous sommes arrivés à saturation. Le discours moralisateur auquel a succédé un discours hygiéniste est passé à coté de l’essentiel, il a raté sa cible…L’adolescence est une période de développement personnel, où l’on apprend à se connaitre : quelle est ma véritable identité ? Ces discours inadaptés ont court-circuité notre croissance personnelle, produisant des adultes empêtrés avec un questionnement d’adolescent. Il y a une chronologie à respecter : un temps pour tout. La formation humaine est première. L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle doit être avant tout une éducation des personnes au travers d’ateliers et d’interventions qui construisent leur personnalité. Il s’agit de connaître son corps, de comprendre ses émotions, d’apprendre à les gérer, de développer son estime de soi, sa confiance en soi, d’apprendre à s’affirmer, à communiquer avec les autres, de reconnaître et de prendre de la distance avec le patrimoine familial, de s’entraîner à discerner, pour enfin développer ses talents, découvrir sa mission de vie, sa vocation, c’est-à dire  » pour quoi suis je fais? Comment je peux participer au bien commun afin de donner un sens à sa vie? » Bref de devenir soi-même pour être capable d’entrer en relation avec les autres. [p213-214]

Je vous invite fortement à lire son livre, « Une jeunesse sexuellement libérée  (ou presque). C’est quoi ce bordel avec l’amour » édition Albin Michel. Car ce livre est fondé sur de nombreux témoignages, il ose affronter les vraies questions exprimées par les adolescents et les jeunes adultes.

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Ce livre m’a été offert par l’une de mes amies pour m’encourager dans mon combat contre les préjugés et pour une jeunesse épanouie. Je la remercie pour ce cadeau, car je l’ai lu à une période où j’avais perdu la force d’agir auprès des jeunes. La lecture de ce livre m’a permis de me motiver. Il m’a rappelé le pourquoi de mon action auprès des jeunes filles de ma ville et de ses environs. J’ai donc suivi la proposition de Thérèse Hargot, et mis en place dans un établissement de mon département à Vitry-sur-seine la formation « Deviens meilleure pour changer « TON » monde. Pendant deux heures, collégiennes et lycéennes, consacrent du temps à l’apprentissage de soi même et au savoir-vivre avec les autres.

Comme le souligne si bien l’auteure, « cette initiative me semble très pertinente dans le monde où nous vivons même si on peut toujours penser que ce n’est pas à l’école de s’occuper de ces choses-là. Sauf que si vous voulez qu’un enfant apprenne à compter et à lire correctement, il faut s’assurer que sa vie affective, relationnelle et sexuelle ne l’encombre pas. Or, c’est le cas pour la majorité d’enfants et d’adolescents. » [p215]

Nos jeunes posent des questions innocentes dans l’intention de mieux comprendre notre religion et notre société. Ils veulent juste vivre leur vie, leurs convictions et leurs valeurs sereinement.

Je m’interroge : pourquoi avons-nous fait de certains sujets; des sujets tabous? A la page 603 du tome 2 du livre « L’encyclopédie de la femme en Islam »Abd Al-Halîm abou Chouqqa, lauteur nous parle de la pudeur exagérée dans notre communauté. J’aimerais partager avec vous ses propos.

Les propos de l’auteur Abd Al-Halîm abou Chouqq sur la pudeur exagérée

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« Nos sociétés ont hérité une conception erronée, selon laquelle, la pudeur interdit au Musulman d’aborder tout sujet ayant rapport au sexe. On nous a appris à éviter à tout prix de poser une question à ce sujet même si nous en ressentons la nécessité, et à éviter de répondre à une telle question ou de participer à une discussion sérieuse à ce sujet. Le sexe et tout ce qui s’y rapporte de près et de loin demeure un sujet tabou, et quiconque aborde ce sujet ne peut être, selon cette conception erronée, qu’un impudent, un débauché ou un rustre ignorant des bonnes manières.

Les gens corrects et bien élevés ont, chez nous, une curieuse attitude Il suffit qu’une conversation sérieuse s’oriente vers le sexe, pour qu’ils rougissent de honte et deviennent tout embarrassés, quand ils ne vont pas jusqu’à prendre la fuite ! à supposer qu’un adulte (un parent ou un enseignant) ose aborder le sujet pour conseiller les jeunes, ceux qui l’écoutent sont choqués et auraient préféré qu’il se taise ; il se peut qu’ils s’en aillent, ou qu’ils s’efforcent de détourner la conversation. Si un jeune homme ou une jeune fille rencontre un problème lié au sexe ou aux organes génitaux, il ne saura comment faire ni vers qui se tourner pour chercher une réponse ou un remède. Parlera-t-il à son père ou sa mère ? Parlera-t-il à un enseignant ou à un camarade ? Il lui sera souvent plus facile de parler à un camarade qu’à ses parents ou à un enseignant, en raison de la barrière que ces derniers ont indirectement érigée entre eux-mêmes et leurs enfants ou leurs élèves, par le silence sur tout ce qui concerne le sexe et leur refus de répondre aux questions innocentes des jeunes enfants. C’est ainsi que les enfants grandissent dans l’impression que tout ce qui a trait au sexe est un sujet honteux qu’il faut fuir à tout prix. Les éducateurs préfèrent finalement le silence, pourtant si lourd de conséquences, à une conversation franche qui peux souvent résoudre les problèmes des jeunes et peut-être guérir de profondes blessures psychologiques.

Bref, cette pudeur excessive ne provient que d’un état d’esprit qui s’est emparé de nous et de traditions sans aucune base religieuse. Elles sont transmises de génération en génération et  nous les suivons au mépris des enseignements de notre religion. »

La parole du Prophète (paix et bénédiction sur lui) sur la pudeur

« La foi comprend plus de soixante-dix catégories, et la pudeur est une catégorie de la foi » [Rapporté par al Bhoukhari et Mouslim]

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Al- Hafidh Ibn Hajr ajoute à propos des mots : « la pudeur est une catégorie de la foi » : « le mot pudeur désigne la gêne qui saisit l’être humain devant quelque chose de honteux…Du point de vue de la Shari’a, il s’agit de la qualité qui nous fait éviter la vulgarité et qui nous retient d’enfreindre les droits des autres.Pour que la pudeur soit employée à bon escient comme le demande la Loi , il faut des connaissances acquises et une intention  c’est pour cela qu’elle fait partie de la foi. Aussi parce qu’elle nous incite à obéir à Dieu. On ne saurait donc dire que la pudeur peut empêcher de dire la vérité ou de faire le bien, car cela est non conforme à la loi ».

Ce que nous pouvons faire…

  • Appelons les choses par leur nom, distinguons la pudeur légitime de la honte maladive. La pudeur légitime, celle encouragée par l’Islam et ordonnée à tous les Musulmans et à toutes les Musulmanes, est la qualité qui pousse à éviter tout comportement méprisable. Quand à la honte maladive, elle empêche l’individu, homme ou femme, de dire une parole juste sur un sujet ou d’agir comme il convient en raison de certaines circonstances attachées à la situation. Soit parce que l’individu en question connait mal les personnes présentes ou leur est inférieur par l’âge ou le statut. Soit parce que ces personnes ou certaines d’entre elles sont du sexe opposé. Soit parce que la parole ou l’action ont un rapport avec l’autre sexe, ou que le sujet lui-même est lié à l’éducation sexuelle. Cela n’est pas de la pudeur, mais de la faiblesse et de la lâcheté empêchant de faire et de dire ce qu’il faut.
  • Les aider à répondre à la question « Qui suis-je? »Le principal problème que les jeunes doivent affronter, c’est leur quête d’identité. Nous devons les aider à trouver une réponse à cette question et à développer leur personnalité.
  • Inculquer nos valeurs islamiques: Il faut que les enseignements sages de l’Islam deviennent une place importante dans la vie de nos jeunes. Il faut les inviter à se remettre en question, à revoir leur conception de l’amour et à exprimer leurs sentiments affectifs pour les conformer aux principes de l’Islam. Ce n’est que sur cette voie que les jeunes pourront pleinement s’épanouir et tomber réellement et noblement amoureux. 
  • Définir l’amour, ce sentiment affectif qui unit les êtres humains, mais qui, par ailleurs permet aux serviteurs de se rapprocher spirituellement de leur Créateur. Mais de nos jours, cet amour est progressivement remplacé par une attirance purement physique qui ne vise qu’à satisfaire de basses pulsions.

Je demande à Allah le Très haut de nous accorder un amour sincère pour Lui et pour ce qu’Il aime. De nous protéger tous contre les turpitudes et les tentations, qu’elles soient apparentes ou cachées. De faire que notre amour pour Lui au-dessus de toute autre amour, notre obéissance à Lui au-dessus de toute autre obéissance. Et de nous mettre parmi ceux qui suivent la vérité quand elle se manifeste à eux. Amin …

Je serais heureuse, chères lectrices, de recevoir en commentaire vos réflexions…

 

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Prenez soin de vous, de votre famille et de votre FOI.♡

Ecrit par Mariama, celle qui vous AIME  en Dieu 🙂

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Que la paix soit sur vous, je suis Mariama Öztürk épouse et maman de 3 filles. Auteure du blog Ansariya, ici je vous partage des stratégies utiles pour éduquer les adolescentes. Abonnez-vous à ma chaîne Youtube Ansariya pour ne rater aucune de mes vidéos éducatives. Et parce que dans tout ce que je fais, je crois en la remise en cause du système éducatif. Je crois profondément en une manière différente d'éduquer. Ma manière de remettre en question l'éducation est mon engagement à trouver et former les adolescentes qui travailleront à la réalisation de cette vision. Bienvenue dans la communauté ;)

10 commentaires sur “STOP à la pudeur exagérée !”

  1. Salam anlaykoum, merci pour ce nouveau sujet de réflexion à la fois universel et peu maîtrisé.
    Ce qui est bien dans les articles de ce blog, c’est qu’ils sont écrits sous forme de « teasing » en nous donnant les pistes de réflexions et surtout les livres références qui nous permettrons d’acquérir le savoir pour chaque sujet traité!
    Qu’Allah te préserve Mariama et nous accorde à toutes une science utile !

    1. Walaykum salam, Amiiiiin.
      Je suis contente, que ce sujet et le blog te poussent à la réflexion. Perso à moi aussi il m’invite à réfléchir sur moi-même. Alors merci à toutes celles qui prendront le temps de lire mes réflexions. Qu’ALLAH nous accorde un savoir utile.

  2. Surtout Mariama continue à fournir autant d’efforts pour l’éducation des jeunes filles ils seront récompensées InchaaAllah ❤️ Tu nous aide énormément et cet article en est la preuve.

  3. Salamou aleykoum Mariama

    Barak Allahou fik pour ce billet riche d’enseignements.
    On se plaint de vivre dans une société déshumanisée, mais quand est il des musulmans ??

    Je t’invite à lire cet article qui m’a fait descendre 6 pieds sous terre
    http://www.marieclaire.fr/,dealers-de-femmes-le-proxenetisme-dans-les-cites-nouvelle-activite-florissante,841779.asp

    Subhanallah il s’agit de nos petites sœurs !
    Da’wa da’wa Da’wa!
    Certains n’ont que ce mot à la bouche, par contre quand il s’agit de nos petites sœurs les plus fragiles et vulnérable, là elles ne méritent pas la moindre intention, comme on les considère comme les déchets de l’islam, elles ne se considèrent pas mieux!
    J’ai honte pour moi et non pour elles quand je lis cet article.

    Nous sommes pir que des robots, niant toute forme d’émotion, et quand l gamine fait une erreur : dégage sors de chez moi. Et elle sera confiée aux loups qui ne feront d’elle qu’une bouchée.
    Comme l’a dit Sami lors de la formation : le lien, le lien, le lien. Il n’y a rien de plus fort pour l’éducation de la nouvelle génération.

    Si certains ont honte de nos petites sœurs prostituées fragiles et vulnérables, qu’ils sachent que c’est nous qui répondront de nos actes pour les avoir ignoré, voir pir déconsidéré. Elles sont peut-être même nos voisines de paliers et n’attendent qu’une main tendue, mais nous sommes si imprégné par cette société déshumanisée et de surconsommation que ce que nous pensons être le paradis n’est que l’enfer, et ce que nous pensons être l’enfer et sûrement le Paradis.

    1. Walaykum Salam

      Merci pour le partage, j’ai lu l’article et oui triste mais très courant. Chacune de nous peut agir comme tu as dit avec un sourire, une écoute, une parole gentille. Derrière la colère et les doutes, il y a la peur de ne pas être aimé par ses proches qui parfois les poussent à croire qu’elles sont abonnées par Dieu. Nous devons les aider à mieux comprendre le message divin. Que Dieu nous facilite et nous permet de comprendre l’Islam correctement. Bisous

  4. Salam Aleykoum

    je tenais à te félicité pour t’être lancé dans cette quête aider la jeunesse des le début machallah pour le travail que tu fournis tu aide énormément de personnes à travers tes articles continue ainsi, je me suis moi-même reconnu dans cet article. Il es de notre devoir à tous d’aider nos jeunes filles de notre entourage à s’épanouir correctement dans la vie de tout les jours et les épauler lorsque un obstacle se trouve sur leur chemin. <3 Bisouu

  5. Salem aleykoum Mariama, BarakaAllah oufiki pour ton implication envers les jeunes, l’âge où on se cherche, où on a besoin d’être écouté, d’être entouré. Ton article est très enrichissant et bien illustré par les références citées. C’est réellement la triste réalité, beaucoup melange traditions et religion…
    Mieux vaut prévenir que guérir !
    Je t’encourage à continuer, on te suit InchaAllah et ensemble on peut changer…
    Bisous

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