La conscience « A vif » de Kery James au théâtre du Rond-Point

Que la paix soit sur nous, la tribu d’ansariya.com 🙂

Heureuse encore une fois de vous retrouver pour un nouvel article. Samedi dernier, avec l’association Handikom94♿ et certaines lycéennes nous sommes allés au théâtre du Rond-point pour voir la pièce « A vif » de Kery James.

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« Le rapper charismatique se meut en auteur dramatique et comédien, pour évoquer, sous la forme d’une joute oratoire entre deux jeunes avocats, Yann  (Yannik Landrein) et Soulaymaan (Kery James) la situation critique de nos banlieues. Un spectacle efficace et intelligent repris au Rond-Point »  (art. Les Echos.fr) jusqu’au 1er octobre 2017. Si vous pouvez y aller, faites-y un tour avec vos enfants. Touchée par ce spectacle réaliste, et parce que tout le long de leur dialogue, les deux jeunes avocats, nous invitent à réfléchir sur notre responsabilité à travers cette question « L’Etat est-il seul responsable de la situation des banlieues? ».

Plus j’écoutais et plus les propos de la préface du livre « Les 7 habitudes, de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent » de Stephen R. Covey ne cessaient de raisonner dans ma  tête. Et j’aimerais partager avec vous certains de nos comportements courants souvent inconscient.  Bonne réflexion 🙂

1.Peur et insécurité.

Un sentiment de crainte  se généralise aujourd’hui. Les gens ont peur de l’avenir. Dans le monde du travail, ils se sentent vulnérables, angoissés à l’idée de perdre leur emploi et les moyens de subvenir aux besoins de leur famille. C’est pourquoi ils se résignent à une existence dépourvue de risques, dépendante vis-à-vis d’autrui, dans le cadre professionnel comme privé. Dans notre culture, la norme consiste à réagir à ce problème en gagnant toujours plus d’indépendance : « Je vais m’occuper de moi, et de ce qui m’importe. Je ferai mon boulot, et je le ferai bien, mais mes véritables satisfactions, je les trouverai ailleurs. » L’indépendance représente une valeur et une finalité importante, voire vitales. L’ennui, c’est que la réalité qui nous entoure est de nature interdépendante, et que nos réussites les plus marquantes exigent une aptitude à l’interdépendance bien supérieure à nos capacités actuelles.

2. Tout, tout de suite. 

« Je veux de l’argent. Je veux une grande maison, une belle voiture et de multiples distractions. Je veux tout cela et je le mérite. » Certes, la culture de la carte de crédit permet aujourd’hui de posséder avant de payer. Mais les réalités économiques reviennent bientôt en force, nous rappelant, parfois dans la douleur, que notre train de vie ne saurait excéder notre capacité de production. L’attitude contraire n’est pas soutenable dans le temps. L’intérêt individuel pose d’implacables exigences. Même en travaillant dur, on y arrive pas. En raison de l’étourdissante rapidité du progrès techniques et de la concurrence croissante favorisée par la mondialisation, il n’est plus possible de se contenter d’un bagage définitivement acquis. Nous sommes dans l’obligation d’acquérir de nouvelles connaissances, de nous réinventer sans cesse. Pour rester dans la course, nous devons élever et aiguiser notre esprit, investir dans le développement de nos compétences. Nos employeurs nous demandent des résultats, à juste titre. Face à une âpre concurrence, c’est une question de survie. La nécessité de produire aujourd’hui est la réalité d’aujourd’hui. Elle répond aux exigences du capital. Mais le véritable mantra de la réussite, c’est la croissance durable. Il ne suffit pas d’atteindre ses objectifs trimestriels, encore faut-il réaliser les investissements nécessaires pour y parvenir toujours, dans un an, dans cinq ans, dans dix ans. Nous ne pouvons échapper au principe qui nous dicte de trouver l’équilibre entre cette exigence et les indispensables aptitudes à acquérir pour assurer nos succès de demain. Cela se vérifie aussi pour ce qui concerne notre santé, notre couple, nos rapports familiaux et sociaux.

3. Rejet des responsabilités et victimisation.

En cas de difficulté, il est facile de pointer un doigt accusateur. Notre société a acquis un goût immodéré pour le rôle de victime. « Ah, si ce crétin de directeur n’étais pas toujours sur mon dos…Ah, si les collègues ne semaient pas systématiquement la pagaille dans les commandes…Ah si notre secteur d’activité n’était pas en plein marasme… Ah si les gens étaient moins feignants, plus motivés… Ah, si j’étais né dans un milieu plus favorisé… Ah, si j’habitais un quartier moins pourri …Ah si mon père ne m’avait pas transmis son caractère de cochon…Ah, si mes enfants étaient moins disciplinés…Ah si ma femme/mon mari se montrai plus compréhensive (f)… » C’est toujours la faute des autres. Rejeter systématiquement les torts sur autrui ou sur autre chose pour expliquer ses difficultés est entré dans la norme. Tout en nous procurant un soulagement momentané, cela à aussi pour effet de nous enchainer à ses problèmes. Présentez-moi quelqu’un d’assez humble pour reconnaitre sa part de responsabilité  dans ses causes de tracas, et d’assez courageux pour prendre toutes initiatives créatrices lui permettant de surmonter ou de contourner ses difficultés, et je vous montrerai le pouvoir suprême que nous  procure l’exercice du choix.

conscient dangereux

4. Perte d’espoir.

Le rejet des responsabilités engendre cynisme et fatalisme. Lorsque, convaincus d’être victimes du sort, nous nous laissons aller au déterminisme, nous perdons toute motivation, tout espoir, pour nous installer dans un immobilisme résigné. « Je ne suis qu’un pion, un pantin, un rouage impuissant. Tout ce que je peux faire, c’est obéir. » Nombre d’individus pourtant brillants éprouvent ce sentiment, ainsi que le découragement et la dépression qui s’ensuivent. La culture populaire y répond par une réaction de survie, le cynisme : « Réduisons nos attentes au point de n’être plus déçus par rien ni par personne. » S’y oppose un principe d’espoir et de progrès, vérifié depuis toujours, qui nous amène à cette découverte : « La force créative qui dirige mon existence, c’est moi. »

5. Déséquilibre vie professionnelle /vie privée.

A l’ère du téléphone mobile, nous subissons un mode de vie épuisant, toujours plus complexe. Nous avons beau nous efforcer d’améliorer sans cesse notre efficacité grâce aux merveilles de la technologie moderne, de gérer notre temps, de faire plus, d’être plus, nous nous voyons submerger par une masse d’infinies petitesses. Pourquoi laissons-nous passer derrière nos obligations professionnelles nos proches, notre santé, notre éthique et bien d’autres choses qui nous importent au premier chef ? Ce n’est pas le travail qui est en cause, car il représente la courroie d’entraînement de notre existence. Ce n’est pas non plus la complexité de notre environnement, ni ses transformations. Le problème, c’est que notre culture moderne nous déclare : « Arrive à l’aube au bureau, quitte-le à des heures impossibles, sois plus efficace, fais le deuil de tout ce que tu sacrifies. » Ces n’est pas avec de tels arguments que nous atteindrons à l’équilibre et à la sérénité. N’y parviennent que ceux qui se forment une idée très claire de leurs priorités, et s’emploient à leur rester fidèles.

6. « Voyons ce que j’ai à y gagner. » 

Notre société nous apprend que pour arriver à quelque chose dans la vie, il faut viser la plus haute marche du podium : « La vie est une compétition, débrouille-toi pour gagner. « Nous considérons nos camarades de classe, nos collègues et même les membres de notre famille comme des rivaux. Plus ils gagnent, moins il nous en reste. Soucieux d’apparences magnanimes, nous nous réjouissons de leur réussite, bien entendu ; mais dans notre for intérieur, combien d’entre nous n’enragent-ils pas au succès des autres ? Notre histoire est parsemée de progrès nés de la détermination de cavaliers seuls. Mais à l’ère du travailleur du savoir, les exploits les plus remarquables sont l’apanage de ceux qui maîtrisent l’art du « nous ». La véritable grandeur ne peut désormais résulter d’une coopération altruiste et sans réserves, dans un respect mutuel et pour le bien de tous.

7. Soif de compréhension.

L’être humain éprouve peu de nécessités aussi aiguës que celle d’être compris. Il nous importe de faire entendre notre voix, de faire respecter et apprécier nos opinions –de savoir que nous exerçons une influence. On croit en général que l’influence est une question de communication, qu’elle consiste à s’exprimer de façon claire et persuasive. En y réfléchissant , ne constatez-vous pas que pendant que vos interlocuteurs vous parlent, il vous arrive souvent de préparer votre réponse, au lieu de les écouter ? La véritable influence commence lorsque l’autre sent que ses paroles vous pénètrent, qu’il arrive à se faire comprendre de vous, que vous lui prêtez une oreille sincère et attentive et que vous acceptez son point de vue. Mais la plupart des gens sont émotionnellement trop vulnérables pour écouter vraiment, pour laisser leurs arguments en suspens et s’efforcer de comprendre l’autre, avant de lui communiquer leurs idées. Notre culture revendique, voire exige, le droit à la compréhension et à l’influence. Pourtant, le principe d’influence est régi par une compréhension réciproque, née de l’engagement d’au moins un des interlocuteurs à accorder d’abord une écoute authentique.

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8. Différences et conflits.

Nous avons tant en commun, et pourtant nous sommes magnifiquement différents. Nous pensons différemment ; nos valeurs, nos motivations et nos objectifs divergent, quand ils ne s’opposent pas radicalement. De ces différences surgissent naturellement des conflits. Notre société nous encourage à résoudre ces différences et conflits par l’adoption d’attitudes concurrentielles, visant en nous en sortir gagnants. L’art délicat du compromis, selon lequel chacun cède du terrain jusqu’à aboutir à une situation intermédiaire acceptable, produit d’excellents résultats. Mais aucune des parties en présence ne s’en trouve jamais totalement satisfaite. Les différences nous conduisent vers le plus petit commun dénominateur. Au lieu de ce gâchis, nous gagnerons tellement à laisser le principe de coopération créative nous guider vers des solutions encore plus bénéfiques pour chacun que des revendications premières !

9. Immobilisme personnel.

La nature humaine présente quatre dimensions : corporelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Comparons les deux attitudes possibles vis-à-vis de chacune d’entre elles.

  • Dimension corporelle

Tendance culturelle : sans changer son mode de vie, répondre aux troubles de santé par des traitements médicamenteux ou chirurgicaux.

Respect des principes : prévenir les maladies et autres affections en accordant son mode de vie à des principes de santé établis de longue date et universellement admis.

  • Dimension intellectuelle

Tendance culturelle : regarder la télévision (« Distrayez-moi ! »)

Respect des principes : lire en privilégiant la profondeur et la diversité, se cultiver en permanence.

  • Dimension affective

Tendance culturelle : utiliser ses relations dans un but égoïste et intéressé.

Respect des principes : accorder aux autres une écoute attentive et respectueuse, les aider, et accéder ainsi à une joie et à un épanouissement intense.

  • Dimension spirituelle :

Tendance culturelle : succomber à la perte de foi et au cynisme ambiant.

Respect de principes : admettre que notre quête fondamentale de sens, de même que la satisfaction de tous nos espoirs, se fonde sur des principes –lois naturelles qui, selon moi, trouvent leur source en Dieu.

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L’auteur Stephen R.Covey, nous invite à garder à l’esprit ces idéaux universels, ainsi que les besoins et aspirations qui nous sont propres. Cela nous aidera à trouver notre voie, à surmonter les obstacles qui se présentent face à nous. Nous comprendrons aussi, de façon de plus en plus claire, la différence entre ce que nous inculque la culture ambiante et des principes éprouvés au fil des temps.

Pour une plus grande prise de conscience, je vous fait part d’une question que je pose pendant mes interventions : « Et si vous mourriez demain quel serait votre plus grand regret : votre travail, vos écrans? » À l’unanimité. Dans ces moments-là, on ne songe qu’aux êtres chers, à ceux auxquels on a voué son existence. Faisons de nos priorités nos famille, nos amis et à nos relations pour agir efficacement dans les autres domaines.

Je termine sur les impressions des jeunes et moi même sur la pièce de théâtre : génial, amusant, conscient, réfléchi, agréable, à voir, captivant, éveil,  94 en force 🙂

Encore merci à Kerry James et Yannik Landrein  de nous avoir reçu pour un moment d’échange court mais très sympathique. Nous sommes ressortis avec pleins de nouvelles perspectives. 😉

N’hésitez pas à me faire part de vos impressions et critiques concernant cet article. C’est en partageant nos opinions que nous grandissons ensemble…Le combat continu 💪

Merci de faire d’ansariya.com votre outil de réflexion.

Spirituellement, Mariama 😘


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Que la paix soit sur vous, je suis Mariama Öztürk épouse et maman de 3 filles. Auteure du blog Ansariya, ici je vous partage des stratégies utiles pour éduquer les adolescentes. Abonnez-vous à ma chaîne Youtube Ansariya pour ne rater aucune de mes vidéos éducatives. Et parce que dans tout ce que je fais, je crois en la remise en cause du système éducatif. Je crois profondément en une manière différente d'éduquer. Ma manière de remettre en question l'éducation est mon engagement à trouver et former les adolescentes qui travailleront à la réalisation de cette vision. Bienvenue dans la communauté ;)

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