4 astuces pour aider nos jeunes à bien choisir leurs amis !

Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. [Coran 18/28]

Quel parent n’a pas peur de la mauvaise influence des pairs?

On ne choisit pas les amis de ses enfants. Ainsi, les parents s’inquiètent assez souvent de savoir qui sont ou pourraient être les amis de leurs jeunes. Ils craignent, parfois avec raison, que certains choix de leurs enfants résultent de la mauvaise influence de leurs fréquentations. Il est certain que le désir de s’intégrer à leur groupe de pairs rend les jeunes fortement influençables et les pousse à se soumettre aux codes et rituels d’appartenance. Alors comment accompagner nos jeunes qui sont inévitablement « sous influence »? Je vais essayer avec l’aide de Dieu dans cet article de vous offrir 4 astuces pour accompagner nos enfants à bien choisir leurs amis. 😊

Pour commencer comprendre l’isolement social : »Comment aider le jeune? »

Le jeune qui n’a aucun ami, qui n’est pas en lien avec ses pairs et qui s’isole de façon anormale inquiète naturellement ses parents. Les parents s’aperçoivent que la plupart du temps, une attitude interventionniste, que ce soit pour forcer une amitié ou interdire une autre, intensifie les conflits et peut même renforcer la loyauté du jeune vis-à-vis de son ami(e) ou de ses pairs. Et à moins de surveiller chacun de leurs faits et gestes à longueur de journée, il est quasiment impossible de contrôler qui il voit et quand, notamment au collège ou au lycée. Alors que faire?

  1. Favoriser les possibilités de rencontres en adoptant une attitude constructive

Adopter une attitude constructive serait d’apprendre à connaître la vie amicale de son enfant, sans pour autant se montrer intrusif :

  • accueillir l’ami ou les amis de son jeune chez soi,
  • plaisanter avec eux lorsque l’occasion se présente
  • créer une atmosphère dans laquelle les jeunes se sentent bien.

Nombreuses sont les occasions d’encourager nos jeunes à s’impliquer dans des activités qui leur permettent de rencontrer d’autres jeunes de leur âge : club de sport, équipe de foot ou de basket, troupe de théâtre, cours de karaté, club d’échecs ou de ski, groupe spirituel, etc. Le fait d’avoir un centre d’intérêt commun constitue un excellent levier pour construire des liens d’amitié.

Un petit coup de pouce supplémentaire de la part des parents sera éventuellement nécessaire pour inciter le jeune à essayer une activité pendant un certain temps (trois ou quatre fois, ou un mois par exemple) avant de décider s’il continue ou non. C’est parfois ce petit coup de pouce qui fait la différence. Lorsque l’influence d’un ou plusieurs amis de nos enfants nous alarme, il est essentiel d’en parler avec lui de façon sincère et respectueuse. Le parent peut aussi aider le jeune à réfléchir aux conséquences de son attitude sur le long terme, avec des questions de curiosité lors d’une conversation informelle. L’objectif est de connaitre leurs positions vis-à-vis des erreurs de leurs camarades et de leur inculquer des valeurs et des principes essentiels. Après avoir écouté sans jugement leurs réponses, nous pouvons en discuter et éclaircir certains points restés obscurs.

Parmi ces questions,nous pouvons leur demander :

  1. Quel serait ta réaction si tu découvrais que ton ami fume?
  2. Quelle opinion aurais-tu de ton ami si tu apprenais qu’il consulte des pages interdite sur internet (page pornographique…)?
  3. Quelle serait ta réponse si ton ami te demandait de l’aider à tricher lors d’un examen?
  4. Que ferais-tu si ton ami te demandait de me solliciter pour obtenir une importante somme d’argent que tu devrais lui remettre sans m’en informer?
  5. Quelle serait ta réaction si un ami te demandait de te séparer du reste de tes camarades ou s’il les calomniait en permanence?

Rappel :  Le Prophète -paix et bénédiction- a dit« Un homme suit la religion de ses plus proches amis, il faut donc que chacun considère qui il prend pour ami » (Muslim)

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2. Proposer à son jeune de réfléchir

Si le jeune est ouvert aux suggestions des adultes de son entourage, voici quelques pistes de réflexion à partager avec lui pour l’aider à développer progressivement des liens et surmonter ses difficultés d’intégration.

Exercice : Une question pour le jeune, une réflexion à partager 

  • « Quelles sont tes pensées, quelle est l’image de toi que tu as quand tu vas retrouver tes copains? » Nos pensées nourrissent notre confiance intérieure. Lorsque nous avons une faible image de nous-mêmes et manquons d’assurance, cela transparaît dans nos comportements. A l’inverse, si nous avons confiance en nous, nous serons automatiquement plus attentifs. La confiance en soi est contagieuse et attire les autre. Naturellement, il ne s’agit pas de feindre une confiance en soi que l’on ne ressent pas. Une première étape pour développer la confiance en soi consiste à identifier la nature des émotions qui nous habitent. Et s’il y a des domaines dans lesquels nous avons confiance en nous, voyons comment partir de ces forces et les développer.
  • « Parviens-tu à dire en face ce qui ne te convient pas? » Nous n’aimons pas que nos amis tiennent des propos sur nous à notre insu. Il est bien inutile d’alimenter les commérages et les rumeurs et nous avons, souvent, avantage à dire les choses en face. Par ailleurs, rester dans une attitude critique, ne pas oser dire ce que l’on souhaite ( rejoindre un groupe par exemple) ou choisir d’atteindre désespérément que l’autre fasse le premier pas ne favorise pas les amitiés.
  • « Quel est ton langage non verbal? » Le visage et ses expressions, un sourire aux lèvres lorsque l’on se déplace dans les couloirs de l’école par exemple, jouent un rôle essentiel pour établir un premier contact. Là encore, il n’est pas question de forcer un sourire qui ne traduirait rien. Peut-être que le simple fait de repenser à une chose qui nous rend heureux fera naître ce sourire, qui lui, sera sincère.
  • « Comment montres-tu ton intérêt pour les autres?’ On peut faire preuve d’une réelle curiosité en posant des questions aux autres sur leurs centres d’intérêt.

En discutant avec lui des comportements qui nous inquiètent sans pour autant dénigrer la relation en question, nous pouvons lui apprendre à être mieux préparé et à mieux anticiper certaines situations à risque. C’est aussi l’occasion d’échanger sur nos ressentis respectifs, de réfléchir ensemble, d’enseigner des compétences utiles comme celles de savoir dire non, de prendre du recul ou de consulter Allah pour l’aider dans le choix de ses amis (prière de consultation).

3. Maintenez le dialogue!

Voici quelques conseils utiles que vous devez communiquer à vos jeunes. Vous pouvez lors d’un échange leur offrir ces conseils :

  • Le piège des amitiés malsaines : « il y a des amis (es) exclusifs (ves) et manipulateurs (trices) dont il vaut mieux s’écarter. Si tu sens, même confusément, qu’un(e) ami(e) te fais plus de mal que de bien parce qu’il (elle) est trop possessif (ve) et qu’il ne te laisse plus la liberté d’être toi-même, fais attention ! Un (e) ami(e) dominateur (trice) peut te faire beaucoup souffrir en jouant avec tes sentiments ou ton histoire personnelle. Et c’est difficile de résister parce que, en amitié on peut parfois être aveugle. « 
  • Les limites de l’amitié : « Ton ami(e) n’a pas le droit de te demander de faire n’importe quoi : acte dangereux ou illégal, silence complice sur quelque chose que tu réprouve (usage de drogue, relation amoureuse hors mariage…). Il y a des secrets trop graves pour être tus : ceux qui mettent la vie en danger. Être un (e) véritable ami(e) exige parfois de briser le silence et d’en parler avec des adultes des problèmes de son ami (e) (idées de suicide, de fugue, anorexie ou boulimie, grossesse, usage de drogue…) C’est le moyen de l’aider vraiment »
  • Consultez Dieu « Lorsque tu as besoin de faire les bons choix concernant tes amitiés. Dieu nous a offert un magnifique cadeau -la prière de consultation- cela te permet de t’en remettre à Sa Sagesse et Son Savoir du passé, présent et futur. Tu ne seras jamais dessus de Sa décision, et si tu veux que je t’aide tu peux toujours venir me voir. « 

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4. Accompagnez-les à faire les bons choix

Rappel : D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « L’exemple du compagnon pieux et du mauvais compagnon est comme celui du vendeur de parfum et du forgeron. Pour le vendeur de parfum, soit il va t’en donner, soit tu vas lui en acheter soit tu vas sentir de lui une odeur agréable. Et pour le forgeron, soit il va brûler ton habit soit tu vas sentir de lui une mauvaise odeur » (Boukhari).

  • L’aider à ne pas avoir peur « Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » [Coran 49:13] Nos enfants ne doivent pas éviter de se lier d’amitié avec des personnes qui n’ont pas les mêmes opinions ou comportement qu’eux. Tant que nos enfants sont confiant et que ces personnes ne les changent pas pour le pire, il n’y a rien de mauvais de connaitre des gens qui ne sont pas comme eux. Certains parent pensent que leurs enfants ne devraient pas fréquenter les gens qui non pas les mêmes valeurs, mais cela peut faire échouer le but de la -dawa- l’invitation à mieux comprendre notre belle religion. Parfois, les gens qui sont très différents de nous ou ont un styles de vie que nous n’approuvons pas peuvent être touchés par notre façon positive si nous prenons le temps de les connaître. Intéragir et établir des rapports avec autrui à l’école ou au travail est aussi une occasion de montrer que les musulmans sont des gens « normaux »et sortir des peurs autour de l’islam.
  • Modéliser la façon dont on parle des autres :Une autre façon de les aider dans cette voie est d’adopter nous-mêmes, une attitude positive. Nous avons beau savoir que nos enfants nous observent, nous imitent, que les mots ont moins d’influence que les actes. Il arrive à certains d’être rattrapés par leurs mauvaises habitudes : s’emporter au volant, parler de quelqu’un en soulignant combien il est stupide, prendre de haut un vendeur, etc. Et si cela incitait les jeunes à en faire autant?
  • Lui laisser l’espace de l’entraînement : Il est difficile  de ne pas voler au secours de nos enfants lorsqu’on le sent mal intégré socialement. Pourtant, ce n’est pas toujours la meilleure façon de l’aider. La sagesse voudrait que l’on prenne le temps de bien cerner la situation en lui laissant l’espace nécessaire pour développer ses propres compétences socioémotionnelles. Dans l’intensité du moment, le jeune a tendance à exagérer et présenter la situation sous son jour le plus sombre. Une dispute avec une copine sera perçue comme un drame national, voire planétaire alors qu’aussi bien, quelques jours plus tard, les jours rentreront dans l’ordre.Notre intervention à chaud n’aurait probablement rien arrangé.

Cette attitude parentale laisse de l’espace au jeune pour se construire socialement et part du principe que s’il s’est trompé dans une relation, il s’en apercevra d’autant plus facilement qu’on ne lui dictera pas la conduite à suivre. Une jeune témoigne après avoir essayer d’appartenir à un groupe populaire, que les enfants populaires ne sont pas toujours les meilleurs enfants que l’on doit adopter comme amis.

Je termine sur cette citation qui doit nous inspirer une longue réflexion sur notre relation avec nos enfants  » Joue avec ton enfant pendant ses sept premières années, puis éduque le pendant les sept années qui suivent, et fais en un compagnon pour les sept années suivantes. » A dit Ali ibn Abi Talib(ra)

J’espère vous avoir apporté de nouveaux outils pratiques pour mieux accompagner et encourager nos jeunes. Gardons confiance en DIEU, en nos enfants et en nous. Devenons des guides et soyons des exemples pour nos enfants.

Si vous avez aimé cet article n’hésitez pas à le partager et à me faire part de vos ressentis. Si vous avez des critiques, exprimer-les en commentaire. Que Dieu nous facilite l’éducation de nos enfants.

Mariama, celle qui vous accompagne dans l’éducation de vos enfants


Je vous donne rdv samedi 6 janvier si Dieu le veut. Pour plus d’informations rdv à la rubrique Agenda

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Mes écrits sont tirés des livres : « La discipline positive pour les adolescents » et « Adolescents musulmans,guide pratique aux parents. »  » Le dico des filles » plus d’infos à la rubrique Ressources

Que la paix soit sur vous, je suis Mariama Öztürk épouse et maman de 3 filles. Auteure du blog Ansariya, ici je vous partage des stratégies utiles pour éduquer les adolescentes. Abonnez-vous à ma chaîne Youtube Ansariya pour ne rater aucune de mes vidéos éducatives. Et parce que dans tout ce que je fais, je crois en la remise en cause du système éducatif. Je crois profondément en une manière différente d'éduquer. Ma manière de remettre en question l'éducation est mon engagement à trouver et former les adolescentes qui travailleront à la réalisation de cette vision. Bienvenue dans la communauté ;)

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